Fakarava, 2ème saison
- levoyagedepytheas
- 25 déc. 2025
- 7 min de lecture
Le 16 novembre 2024, au terme d’une saison de plongée incroyable, nous avons quitté Fakarava et l’archipel des Tuamotu pour retourner vers les îles de la Société.
Poussés par un généreux vent d’Est nous sommes arrivés deux jours plus tard à Moorea.

Moorea est une île que nous aimons particulièrement, pour ses paysages qui nous laissent toujours sans voix même après plusieurs visites, pour ses mouillages faciles d’accès et bien protégés, pour la profusion de ses fruits, légumes et autres victuailles dont nous sommes sevrés lorsque nous vivons aux Tuamotu, et pour sa proximité avec Tahiti d’où nous pouvons facilement ramener des pièces pour le bateau ou prendre l’avion pour rentrer en métropole.
C’est ainsi que je me suis envolée le 26 novembre 2024 vers Paris, abandonnant Jean-Luc et Pythéas pour un mois.
Heureusement, Jean-Luc n’était pas complètement seul puisque notre ami Richard à bord de son voilier Duyal était mouillé juste à côté, et pas complètement désœuvré non plus puisque comme toujours de nombreux travaux de peinture, de couture et de mécanique l’attendaient.
Après avoir fêté Noël en tête à tête avec Richard, Jean-Luc a eu la joie d’accueillir le 28 décembre sa sœur Valérie, son fils aîné Jonathan avec son amie Caroline, venus découvrir la Polynésie.

Pythéas amarré devant la plage de Ta'ahiamanu, Moorea

Plage de Ta'ahiamanu, Moorea

Plage de Ta'ahiamanu, Moorea

Jonathan, Caroline et Valérie à bord de Pythéas, plage de Ta'ahiamanu, Moorea
Deux jours après, j’atterrissais à mon tour en Polynésie et retrouvais avec bonheur malgré la fatigue du trajet tout ce petit monde à bord d’un Pythéas flambant neuf.

Complètement jet-laguée, arrivée à Moorea

Balade au belvédèe de Moorea

Réveillon du 31 décembre 2024 à Moorea

Avoir un bon copain...
Les vacances de nos invités se limitant à 2 courtes semaines, Jonathan et Caroline ont préféré loger à terre et assurer leurs liaisons inter-îles en ferry ou en avion tandis que Valérie tentait l’aventure à bord de Pythéas la quasi totalité de son séjour.

Arrivée en avion à Huahiné pour Caroline et Jonathan
La météo capricieuse en cette saison humide (décembre -avril) allait donner raison aux plus jeunes de ne pas avoir compté sur Pythéas pour leurs déplacements, même si nous avons réussi avec Valérie à composer malgré des vents d’Ouest un circuit pour suivre sans trop de décalage Jonathan et Caroline à travers leur périple.

Trajet à bord de Pythéas à travers les îles de la Société

Départ de Moorea pour Huahiné

Huahiné

Huahiné

Huahiné

Arrivée à Raiatea

Arrivée au lever du soleil à Bora Bora

Lagon de Bora Bora

Sunset à Bora Bora

Apéro sunset à Bora Bora

Au mouillage à Bora Bora
Après 10 jours de navigations, d’excursions et de visites, de baignades au milieu des requins et des raies, d’émerveillements et de dépaysements partagés avec Jonathan, Caroline et Valérie, nous nous sommes séparés à Bora Bora, les vacanciers retournant à Tahiti en avion pour ensuite rentrer en métropole, alors que nous faisions route vers Raiatea et la baie de Faaora pour nous protéger du mauvais temps annoncé. Après un rapide crochet par Uturoa la capitale de Raiatea où nous avons récupéré de nouvelles batteries (à de très bons tarifs chez Pneuimport) nous sommes revenus à Moorea le 15 janvier 2025 sans difficulté grâce à un vent d’Ouest cette fois-ci favorable.

On ne se lasse pas du mouillage devant la plage de Ta'ahiamanu, Moorea
Nous avons retrouvé notre ami Richard avec qui nous avons encore passé de très bons moments et avons fini de préparer le bateau pour notre prochaine saison aux Tuamotu.
C’est donc les coffres pleins de vivres frais et de bocaux que nous nous sommes remis en route vers Fakarava le 29 janvier 2025.
Si nous n’avions mis que 2 jours pour rallier Moorea depuis Fakarava en novembre, le trajet inverse nous a pris le double de temps puisque nous étions face au vent et à la houle d’Est, et donc obligés de tirer des bords 4 jours durant.
Malgré la gîte, nous avons fait une des plus belle pêche depuis notre arrivée en Polynésie.

Navigation au près serré pendant 4 jours

Belle pêche, isn't it?
Le 2 février, nous avons franchi la passe Nord de Fakarava, heureux de retrouver cet atoll que nous aimons tant.

Passe Garuae au Nord de Fakarava

Plage devant Havaïki, Fakarava

Vue aérienne de l'angle Nord-Est de Fakarava

Tokerau, pk 6, Fakarava

Plage paradisiaque au Nord de Fakarava
Nous étions d’autant plus contents que nous nous apprêtions à y accueillir 10 jours plus tard des amis venus de métropole : Katia, Pascal et leur fille Jeane.

Retrouvailles avec Katia à l'aéroport

Et avec Pascal

Avec Katia, à Havaïki, Fakarava

Avec Katia, à Kori Kori, Fakarava

Avec Katia, de retour d'une superbe plongée, Fakarava

Sous l'eau, plongée avec Katia
Nous avons également retrouvé les amis que nous nous étions fait l’année dernière, et le temps en leur compagnie est passé si vite que la saison de plongée a repris vers mars-avril sans que nous ayons vu les semaines défiler.


Sacré soirées avec Marie-Ange, Léa, Irène et Héléna

Héléna, Mathilde, Irène et Aurélie

Mathilde, Irène et Floriane à Kaina

Lola, Jean-Luc et Margot

Les plus belles
Comme l’année dernière, nous avons été très pris par notre activité de moniteurs, travaillant comme « patentés » (auto-entrepreneurs) avec trois des quatre clubs de plongée du Nord de Fakarava.

Mathilde sous un ciel de poissons chirurgiens

Jean-Luc à côté de Mamarus, requins pointe blanche de lagon

Reproduction des mérous dans la passe Sud de Fakarava, juin 2025
Malgré un emploi du temps bien rempli, nous avons profité en juillet de la visite de ma cousine Céline et de ses enfants Timothé et Hugo qui avaient réussi à caler quelques jours à Fakarava au milieu de leurs vacances en Polynésie pour venir nous voir.


La même semaine, nous avons retrouvé nos amis France et Michel, plongeurs rencontrés aux Antilles il y a 6 ou 7 ans avec qui nous avons toujours gardé des liens très forts. Ensemble, nous avons partagé des plongées extraordinaires et de merveilleux moments à terre.

France et Jean-Luc à bord de BonC pilotée par Tino

Sortie aux sables roses avec France et Michel

Nous ne savons comment exprimer notre joie et notre reconnaissance à toutes ces personnes qui ont fait autant de kilomètres pour venir vivre ces moments privilégiés avec nous. Merci encore à vous tous, Jonathan, Valérie, Caroline. Katia, Pascal, Jeane, France, Michel, Valentin, Clément, …(et les prochains…)
En août, Jean-Luc est allé porter renfort à un club près de la passe Sud de Fakarava : Motu Aito Diving, et s’est finalement retrouvé à remplacer au pied levé le gérant de ce club. Nous avons donc déplacé le bateau au Sud de Fakarava pour que nous travaillions ensemble dans ce club. Cette expérience de quelques mois a été particulièrement marquante à plus d’un titre. D’abord, parce que l’endroit où se trouve cette pension et ce club de plongée est encore plus isolé que ne l’est le village du Nord où nous avions vécu et travaillé jusque là, rendant les conditions de travail mais aussi de vie très extrêmes, ensuite parce que cet endroit est d’une beauté à couper le souffle et que l’atmosphère y est magique, enfin parce que la personne qui s’en occupe et pour qui nous travaillions, Aroma, est une personne à laquelle il est très difficile de ne pas s’attacher.
Il y aurait des milliers de choses à raconter sur cet endroit, les personnes qui y travaillent, l’ambiance, le cadre, les plongées, les coulisses, les bons moments, les moins faciles, mais je n’arriverais jamais à vous transmettre les émotions que nous avons pu ressentir là-bas, alors je me contenterai de vous inonder de photos…

Fakarava Sud

Fakarava Sud

Fakarava Sud

Motu Aito diving & lodge, Fakarava Sud

Motu Aito diving, Fakarava Sud

Hoa devant Motu Aito diving & lodge, Fakarava Sud

Kura, capitaine de Motu Aito Diving

Mathilde en plongée sur la piste de ski dans la passe sud de Fakarava

Motu Aito diving & lodge, Fakarava Sud

Motu Aito diving & lodge, Fakarava Sud

La fine équipe de Motu Aito : Aroma, Marjorie, Justin, Jean-Lou et Kevin
Comme l’année dernière, la période d’août à novembre est passée extrêmement vite tant l’activité touristique est intense. Pendant ces 4 mois, nous avons plongé quasiment tous les jours, parfois 3 fois par jour, pour notre plus grand plaisir même si après une saison de 9 mois la fatigue commence sérieusement à se faire sentir.
Alors que j’étais revenue travailler au Nord depuis quelques semaines, Jean-Luc est remonté du Sud fin novembre pour me rejoindre et le surlendemain, nous quittions Fakarava pour aller nous mettre à l’abri d’un coup de vent à Apataki, un atoll voisin de 80 miles au Nord, où se trouve un chantier où Jean-Luc a prévu de caréner Pythéas l’année prochaine…

Passe Sud d'Apataki
Après voir laisse passé le coup de vent puis visité le chantier de carénage, nous avons repris notre route vers Tahiti, où nous sommes arrivés après 2 jours d’une navigation idyllique, agrémentée de la pêche d’une petite bonite et d’un merveilleux dernier coucher de soleil avec Moorea en ombre chinoise.
Une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas mouillé à Moorea mais nous avons été jeter l’ancre à Tahiti, au sud de Papeete, près de la marina Taina de Punaauia (17:34.800 S ; 149:37.125 W)
De là nous avons eu accès à de nombreuses facilités pour faire des courses en ville, préparer le bateau, faire de l’eau, du gaz, du carburant, des lessives, et profiter de l’happy hour et des bières Hoa de la Casa Bianca, des retrouvailles avec nos amis Marjorie, Florian, Clément, Sunny, Aroma….
Quel contraste avec notre vie dans les Tuamotu…
Dans quelques jours je m’envolerai, le cœur serré, pour la métropole. Le contraste risque d’être encore plus saisissant…
Jean-Luc devrait pendant ce temps saisir une fenêtre météo favorable pour se diriger vers les Marquises, mais cela c’est une autre aventure, un autre épisode que nous vous narrerons l’année prochaine.
D’ici là passez tous de très bonnes fêtes.




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